Définition :
Tout d’abord, qu’est-ce que j’entends par « attitude » ? Pour nous mettre d’accord, je dirais que j’englobe dans ce terme, la position que nous prenons face à tous types de circonstances, situations, sentiments, impressions. L’attitude peut être positive ou négative tout dépend de notre état psychologique, physique et spirituel.
En ce qui nous concerne, le but n’est pas de nier un état de colère, de tristesse, de frustration, parfois même de bonheur, de jalousie, de mal-être et j’en passe. Non non non ! Il est important, à mon avis, de reconnaître ce que l’on vit quand on le vit. Devenir conscient de ce que l’on est en train de vivre, ouvre la porte à la conscience de soi, à la compréhension de soi. Le tout est de ne pas rester dans cet état, ne pas l’alimenter et ne pas le rendre chronique. (J’ai bien dit « ouvre la porte » … après reste toujours la question de « vais-je passer le seuil pour voir ce qu’il y a plus loin … » ;)) .
Exemple : « Je suis en train de monter les tours parce que ma collègue de bureau me raconte pour la millième fois ses ennuis de santé-amour-famille-argent et ça fait 6 mois que ça dure ». Je suis proche de la crise de nerfs et je ne sais pas quoi faire parce que d’un côté, c’est vrai que Cosette fait pitié, mais d’un autre côté ça commence à me miner.
Les questions qui se posent sont les suivantes :
- Pourquoi est-ce que ça m’énerve autant ? (pensez au delà de « ouais mais c’est parce que l’autre est une emm…, mais plutôt en termes de « quelles limites personnelles je me suis fixées que cette personne bafoue ?)
- Que puis-je faire pour que cela cesse ?
Au point 2, lui arracher la tête peut être une solution, mais … ça manque d’élégance et 30 ans de prison à cause de Cosette, c’est cher payer ! ;)
Donc revenons à notre « bonne attitude » et faisons un exercice en répondant à ces questions :
Qu’avez-vous fait pour améliorer cette situation ?
- Vous vous enfermer dans le mutisme et écoutez stoïquement. Vous ne lui parlez plus en espérant que le flot de paroles se tarira un jour.
… -> conséquences pour vous ? - Vous attendez que le vase déborde pour l’incendier et vous en profitez pour vider vos 6 mois de frustration.
… -> conséquences/bénéfices pour vous ? - Vous lui répondez systématiquement méchamment.
… -> conséquence/bénéfices pour vous ? - Vous décidez de lui parler gentiment mais fermement ou demandez de l’aide auprès de votre boss/ressources humaines/autre) afin de lui expliquer quelles sont vos limites ainsi que celles de votre cadre de travail.
… -> conséquences/bénéfices pour vous ?
Comprenez bien que dans cet exemple je ne cherche pas à trouver de solution pour ce cas spécifique, je tente juste de mettre en évidence quelques possibles attitudes et quelles en seraient les conséquences et bénéfices.
Les 3 premiers points pourraient être qualifiés d’attitudes « inadéquates » car elles auront des conséquences négatives sur vous au niveau bien-être, d’abord professionnel et ensuite personnel : je parie que vous serez de ces automobilistes qui rentrent chez eux en faisant la gueule … et à quoi cela est-il dû ?
A l’attitude face au problème : PASSIF – REACTIF – PESSIMISTE – AGRESSIF !! Bingo le Quarté Gagnant !! Jouez-les dans n’importe quel ordre et à coup sûr le résultat sera toujours … beaucoup d’énergie dépensée pour vous saboter vous-même et vous faire du mal.
La bonne solution étant naturellement : PROACTIF – OPTIMISTE.
ProActif : selon le Dr. Viktor Emil Frankl, c’est à dire convertir une menace en opportunité favorable, prévenir un risque (un conflit ou une crise), créer des occasions sans égal ou maximiser les bénéfices et l’avantage compétitif, quelle que soit la situation. Si possible, faire bien mieux avec le moins des ressources, voire changer les règles du jeu.
Vous avez compris le topo … c’est vous le Maître du jeu. ;)
Sans pour autant jouer les Polyanna, l’Optimisme est une merveilleuse attitude qui permet d’ouvrir l’horizon, prendre du recul et percevoir les choix, trouver d’autres solutions, relativiser et surtout donne la force et l’énergie pour changer et aller de l’avant. Et surtout, il coûte moins cher que le pessimisme …
Voilà pourquoi je dis qu’entre être miséreux-coléreux-triste-fatigué-etc et le rester, et prendre en main ses choix, ses humeurs et changer pour le mieux, NOUS AVONS LE CHOIX !
Et là j’entends déjà les « mais c’est pas facile », « tu ne comprends pas c’est trop dur… », « la situation est compliquée … »
Vi vi vi vi !!! Je répondrais juste : quoi qu’il advienne un jour la situation changera (peu importe dans quel sens), dans 20 ans à votre avis, il se passera quoi ?
Alors posez-vous la question : « combien de temps encore avez-vous l’intention de ne pas être bien ? d’être en colère ? d’avoir la boule au ventre ? d’aller au boulot à reculons? combien d’énergie allez-vous encore utiliser pour survivre ? etc… »Â 6 mois ? 1 an ? 10 ans ? ….
Ok, moi j’ai le temps, mais vous ? ;)











